|
WJD Volume 1, Numéro
2 |
|
LA REPRISE DE TRAITEMENT CANALAIRE :
PROTOCOLE OPERATOIRE
M.
SAKOUT : Professeur Assistant en Odontologie Conservatrice
B. CHRAIBI
Faculté de Médecine Dentaire de Rabat
Université Mohammed V - Souissi
- le
temps coronaire qui ménage l’accès aux orifices
canalaires,
- le
temps radiculaire qui permettra l’élimination du contenu canalaire antérieur, la
désinfection ainsi que la remise en
forme des canaux radiculaires en vue de réaliser une obturation canalaire
tridimensionnelle hermétique.
Introduction :
La
reprise de traitement en endodontie est un acte de plus en plus fréquent dans le
cadre de notre pratique quotidienne. Le progrès des thérapeutiques
conservatrices, la demande des patients qui tiennent de plus en plus à
« garder leurs dents », amènent le praticien à déployer beaucoup de
patience et d’habileté dans la réalisation de cet acte
thérapeutique.
Une
fois l’indication du retraitement endodontique posée, le patient informé des
modalités et des risques de l’intervention et son consentement obtenu, le
retraitement proprement dit peut être entrepris. (5)
La
majorité des dents à retraiter présentent une restauration coronaire. Aussi,
deux étapes thérapeutiques sont incontournables :
-
le
temps coronaire qui ménage l’accès aux orifices
canalaires,
-
le
temps radiculaire qui permet d’atteindre l’apex.
Aussi
bien dans le temps coronaire que dans le temps radiculaire, les techniques
doivent être sélectionnées de manière à être les plus efficaces tout en étant
les moins mutilantes pour les structures dentaires. (5,15)
1.
Le temps
coronaire :
L’objectif
du temps coronaire est de mettre à nu le plancher pulpaire, de rectifier la
cavité d’accès endodontique, et
d’objectiver les entrées canalaires dans leur totalité. Son principe est
d’éliminer la totalité des matériaux étrangers de
reconstitution :
-
coiffe
prothétique,
-
restauration
plastique foulée,
-
vis
ou tenon d’ancrage,
-
ciments,
-
restauration
corono-radiculaire coulée…(5,8)
Ces
matériaux obstruent les entrées canalaires, interdisant l’accès aux zones
apicales. Cette élimination est obligatoire, systématique et s’effectue temps
par temps ; aussi, à chaque étape, le diagnostic initial est
progressivement réévalué et l’option thérapeutique retenue remise en question.
(5)
La
recherche des orifices canalaires implique le franchissement des obstacles
coronaires que représentent les restaurations en place. Deux solutions
principales s’offrent au praticien :
-
déposer
les restaurations déficientes (adaptation marginale insuffisante, récidive de
carie, fracture de la restauration) ou devant être refaite dans le cadre d’un
traitement prothétique global, avant d’entreprendre le retraitement, et réaliser
des restaurations provisoires adaptées ;
-
aménager
à titre temporaire les restaurations paraissant satisfaisantes et compatibles
avec la pose d’un champ opératoire (digue) et l’obtention d’un accès adéquat aux
canaux. Le danger est d’ignorer un problème masqué par la présence de
restauration d’origine et de laisser subsister une infiltration bactérienne
pré-existante. (15)
L’évaluation
de la cavité pulpaire coronaire et des structures dentaires résiduelles sont en
faveur de la dépose des restaurations. Cette dépose suivie de mise en place de
restaurations transitoires adaptées, permettant la réalisation de cavités
d’accès à quatre parois, augmente les chances de succès de retraitement.
(8,15)
Néanmoins,
si la dépose des reconstitutions corono-radiculaires et des ancrages canalaires
est indispensable, elle peut compromettre l’intégrité et la résistance de la
dent. Aussi faut-il s’efforcer d’éliminer sans détruire ni fragiliser les
structures dentaires résiduelles. (5)
1.1. Elimination des obstacles coronaires :
L’accès
aux orifices canalaires est compliqué par le franchissement préalable des
coiffes prothétiques, des matériaux de restauration, qu’ils soient foulés (
matériaux plastiques solidarisés ou non par un ancrage radiculaire), ou coulés.
La méthode à appliquer va dépendre de la nature de la restauration en place.
(5,12)
1.1.1-
Restaurations
coronaires :
L’élimination
des restaurations coronaires plastiques correctes, sans ancrage radiculaire,
n’est pas nécessaire voire même contre-indiquée. De telles restaurations vont
faciliter l’obtention d’une cavité d’accès à quatre parois, la mise en place de
la digue et la rétention du pansement provisoire en
inter-séance.(18)
Néanmoins,
devant des restaurations coronaires défectueuses ou en présence d’ancrage
radiculaire, la désobturation s’impose(18). Les matériaux de restauration
(amalgames, composites, ciments verres ionomères) sont éliminés en bloc, sans
morcellement excessif. L’obturation est d’abord séparée des parois dentinaires
par l’action clivante d’une fraise fissure turbine fine. Un insert à ultrasons
fin et pointu, utilisé à forte puissance sous spray, et actionné au niveau de la
tranchée, permet ensuite de
mobiliser l’obturation et de la faire basculer hors de sa cavité. Si le
radiogramme rétro-alvéolaire révéle la présence d’un ancrage radiculaire, il
faut apporter la plus grande attention à ne pas détériorer la tête de celui-ci
notamment s’il s’agit d’un « screw-post ». L’utilisation prolongée des
ultrasons peut provoquer la fragmentation de l’obturation qui libère la tête de
l’ancrage ou d’un cône d’argent. De cette manière, celle-ci est conservée
intacte , ce qui facilite sa dépose ultérieure. (5,12)
En
cas de restauration à l’amalgame, et afin de limiter l’ingestion de mercure et
de ses vapeurs par le patient, on s’efforcera de déposer l’obturation sous
digue. Cependant, dans certaines situations cliniques, une aspiration
chirurgicale à fort débit palliera l’absence d’isolement.
(5)
1.1.2-
Eléments prothétiques :
Retraiter
une dent au travers d’une couronne complique inutilement l’intervention, car
celle-ci peut ne pas restaurer l’anatomie d’origine de la dent, la structure
coronaire résiduelle est masquée et souvent l’axe d’insertion de la prothèse ne
correspond pas à l’axe radiculaire.
Devant
des bridges de grande étendue, et si la prothèse est à refaire, la manière la
plus préservatrice des tissus dentaires pour le démontage est la section du
bridge et le découpage des piliers prothétiques.(16)
Les
restaurations prothétiques sont déposées à l’aide d’un arrache couronne, après y
avoir appliqué auparavant des vibrations ultra-sonores à forte puissance pour
désagréger le ciment de scellement. (Fig.1a),
(Fig.
1b) et (Fig.
1c).
Si
cette manœuvre reste infructueuse, les éléments prothétiques peuvent être
facilement déposés en découpant à l’aide d’une fraise Transmétal, une tranchée
vestibulaire ou palatine jusqu’au milieu de la face occlusale. Après avoir
désagrégé le ciment de scellement
dans la tranchée avec un insert faucille ultrasonore, un instrument à manche
peut faire levier et déloger l’élément prothétique. (12)
Actuellement,
dans le cas de prothèse scellée unitaire, l’utilisation d’une instrumentation
spécifique telle que le WAMkey® permet une mutilation minime
des structures dentaires.(16)
On
peut facilement rebaser avec de la résine les coiffes déposées, ce qui permet de
les réutiliser en tant que couronnes provisoires quand, par exemple,
l’instauration d’un suivi dans le temps pour évaluer le pronostic thérapeutique
est indispensable.(5,12)
1.2. Elimination des obstacles corono-radiculaires :
Il
s’agit de déposer tout ce qui est : vis ou tenon d’ancrage, ancrages
corono-radiculaires coulées.
1.2.1-
Ancrages corono-radiculaires coulés :
Les
ancrages corono-radiculaires coulés, à savoir les faux moignons ou encore les
inlays cores, doivent être déposés en commençant toujours l’intervention par la
désolidarisation de la partie coronaire notamment pour les faux moignons :
avec des fraises à métaux spéciales type Transmétal montées sur turbine ou
encore mieux sur contre-angle bague rouge, il est conseillé d’effectuer une
tranchée médiane pour séparer l’élément en deux parties, dont l’une ne
comportant pas le pivot. La difficulté de toute l’opération réside dans le fait
qu’il faut arriver à l’interface ancrage corono-radiculaire coulée / structure
dentaire et la suivre attentivement afin d’effectuer une séparation complète,
sans toutefois endommager le plancher
pulpaire. (5,12)
L’élimination
des deux parties ainsi obtenues ne présente généralement pas de difficulté
particulière : la partie ne comportant pas le pivot, est facile à éliminer.
La
dépose de la partie solidarisée au pivot, au niveau de la quelle il faut laisser
émerger suffisamment le métal afin de garantir une préhension correcte, est
facilitée en utilisant les ultrasons pendant une ou plusieurs séances afin de
déliter le ciment de scellement. (5,12) Cette partie est ensuite éliminée en
utilisant une pince de préhension dont les dimensions doivent être en adéquation
avec l’étroitesse fréquente des cavités d’accès sans nécessiter un délabrement
très important (5). En cas d’échec, la dépose de cette partie sera sûrement et
efficacement réalisée avec l’extracteur de pivot de Gonon®.
Néanmoins, il est indispensable de suivre parfaitement le mode d’emploi de l’appareil et surtout ne pas sauter
d’étape.(12)
Le principe de l’instrument est celui du tire-bouchon : deux forces
parfaitement équilibrées vont s’appliquer, l’une sur la structure dentaire
résiduelle, l’autre ( la force d’extraction) sur le tenon.
-
après
avoir soigneusement libéré la tête du tenon du faux moignon, faire vibrer
celle-ci à forte puissance,
-
utiliser
le foret pointeur pour rendre conique la tête du tenon afin de faciliter le
centrage du trépan,
-
utiliser
le trépan afin de calibrer précisément la tête du tenon à la taille exacte du
mandrin fileté correspondant,
-
ce
dernier est fortement vissé manuellement sur la tête du pivot pour y créer un
filetage. Un millimètre ou deux sont suffisants pour procurer une prise solide.
Il ne faut pas oublier, à ce stade, de mettre en place et dans le bon ordre, les
trois rondelles qui vont permettre de répartir de façon homogène la force
d’extraction sur la structure dentaire,
-
l’extracteur
est inséré de façon adéquate sur le mandrin fileté et on peut commencer à
tourner la molette, ce qui a pour effet d’écarter les mors de la pince et donc
de retirer le pivot.(8,12)
1.2.2-
Vis ou tenon d’ancrage :
Vont
de pair avec une restauration par matériau plastique quand on cherche à
augmenter la rétention par utilisation d’un ancrage radiculaire.
On
distingue les tenons scellés à savoir les tenons manufacturés striés appelés
également « screw-post » ainsi que les tenons lisses
manufacturés ; et plus récemment, les tenons collés : tenons en fibre
de carbone.(5)
1.2.2.1-
Les
tenons
lisses manufacturés :
Il
existe trois types de tenons en fonction de leur
forme :
-
cylindrique :
le plus rétentif mais aussi le plus
fragilisant ;
-
conique :
peu rétentif et délabrant ;
-
cylindro-conique :
rétentif, peu mutilant et peu délabrant.
La
dépose se fera en première intention par vibration et en cas d’échec par
rotation ou traction contrôlées. (1,5)
Vibration :
Lorsque
la portion camérale du tenon est suffisante, la première tentative de
désinsertion s’effectue avec les ultrasons dans le but de désintégrer le ciment
de scellement. Dans un premier temps, l’insert est positionné sur l’extrémité du
tenon pour une efficacité maximale. Ensuite, l’insert est appliqué
tangentiellement au tenon et on le fait tourner autour de celui-ci en sens
anti-horaire. On peut alors souvent voir le tenon tournoyer avec l’insert et
remonter dans la cavité camérale où il peut être saisi à l’aide d’une pince dont
les mors sont suffisamment fins.(1,5)
Rotation :
Si
malgré l’application des ultrasons, le ciment de scellement n’est pas fragmenté,
la section cylindrique du tenon permet en lui imprimant des mouvements de
rotation / traction d’obtenir ce résultat. L’extrémité du tenon doit être
suffisamment dégagée pour pouvoir la saisir à l’aide d’une pince dont les
dimensions doivent être en adéquation avec l’étroitesse fréquente des cavités
d’accès sans nécessiter un délabrement trop important.(5)
Traction :
On
peut utiliser :
-
l’arrache
pivot d’Anthogyr®, l’arrache pivot d’Eggler®
(Fig.2),
ou le post-puller®. Leurs principes sont voisins : ils sont
constitués d’un mini étau agrippant le tenon grâce à une vis de serrage qui,
actionné par une vis, coulisse dans un guide pivot prenant appui sur la face
cervicale de la racine ;
-
le
système de Gonon®.(5)
1.2.2.2-
Les screw-posts :
Ce
sont des tenons vissés qui sont scellés, moyennant un ciment de scellement, dans
le canal radiculaire
(Fig.3).
La
plupart du temps, ils peuvent être facilement éliminés après que leur tête ait
été soigneusement dégagée du matériau de restauration dans lequel ils sont
inclus. Si la tête du screw-post n’a pas été endommagée, on peut par ordre
préférentiel procéder de la manière suivante ; utiliser : (5,12)
-
les
ultrasons en faisant tourner, dans
le sens anti-horaire, l’insert autour de la tête du screw-post. Cette manœuvre
permet de désagréger le ciment de scellement, permettant ou facilitant ainsi la
désinsertion ;
-
une
clé à screw-post et les dévisser , en faisant attention au risque de
fracture avec les anciens screw-post (Fig.4);
-
une
fraise Rotorpo® (de forme pyramidale à quatre pans lisses non
travaillants, à pointe mousse) montée sur micro-moteur, en lui imprimant un
mouvement circulaire dans le sens anti-horaire autour de la tête du screw-post.
Les vibrations mécaniques ainsi engendrées permettent de fragmenter le ciment
autour du screw-post qui en quelques secondes se
dévisse ;
-
les
mandrins spécialement filetés dans le sens anti-horaire de l’extracteur de pivot
de Gonon® (Kit à screw-post).
Comme
toujours dans le retraitement, il ne faut pas hésiter à combiner les techniques
en cas de tentative infructueuse avec l’un de ces
moyens.(8,12)
1.2.2.3-
Tenons
en fibre de carbone :
En
théorie, ils devraient pouvoir être déposés facilement en les fragmentant à
l’aide d’une lime ultrasonore rigide puis d’un foret Largo tournant à faible
vitesse. Cette action est précédée par l’application sur le tenon d’un solvant
spécifique à base de Glycolpropylenic ether (Composipost Reaccess
Solvant®).
Dans
la pratique, la dépose s’avère être beaucoup plus difficile. On doit fréquemment
utiliser des instruments endodontiques manuels, mécaniques ou ultrasoniques afin
d’éliminer progressivement les fibres de carbone.(5)
A
l’issu de ce temps coronaire, la faisabilité du retraitement endodontique est
ré-évalué :
â
la reprise de traitement canalaire est poursuivie devant la réussite de mise à
nu du plancher pulpaire sans dommages collatéraux (fractures radiculaires,
perforation du plancher pulpaire…). Après mise en place du champ opératoire, il
sera très souvent nécessaire de retoucher la cavité d’accès, en éliminant les
surplombs pouvant masquer un canal « oublié », et en accentuant la mise
de dépouille des parois camérales, afin de permettre un accès instrumentale aux
canaux radiculaires sans interférences coronaires, permettant ainsi un contact
direct et centré de la pointe de l’instrument avec le matériau à désobturer.
(14)
â
Devant l’échec de mise à nu du plancher pulpaire et des orifices canalaires, le
retraitement est suspendu. En fonction du cas clinique, une autre option
thérapeutique devra être retenue : chirurgie endodontique, amputation
radiculaire…, voir même
l’extraction.
2.
Le temps
radiculaire :
Son
objectif est de permettre un accès optimal des instruments au tiers apical des
canaux radiculaires (12). Cette étape est basée sur la reconnaissance et
l’élimination des matériaux intracanalaires qui peuvent être classés en trois
catégories :
-
pâtes
et ciments canalaires : peuvent être à base d’oxyde de zinc-eugénol, ou
encore à base de résine phénoplaste,
-
matériaux
semi-solides : gutta-percha
-
matériaux
solides et obstruant : cônes d’argent, instruments endocanalaires
fracturés...(1)
L’élimination
de ces obstacles implique la maîtrise de procédés mécaniques, physiques et
chimiques sélectifs. Cette élimination détermine la possibilité de cathétériser
le canal et crée les conditions de succès thérapeutique. A la fin, le canal doit
être remis en forme et réobturé. (15)
La
désobturation implique l’utilisation simultanée d’un solvant et de
l’instrumentation mécanique.
2.1. Les solvants :
Le
choix du solvant est fonction du matériau à éliminer, de son aspect, de sa
dureté, de sa densité et de sa radio-opacité.(1,4)
Il
n’y a pas de solvant universel pour tous les types de matériaux d’obturation
canalaire, c’est pourquoi il est nécessaire d’avoir plusieurs solvants à sa
disposition. (4)
Pour
les pâtes à base d’oxyde de zinc – eugénol, les solvants sont à base de
Trichloroéthane (Endosolv E®), Tétrachloroéthylène
(Désocclusol®, Eugésolv®) ou encore de l’huile essentielle
d’orange (12). Ces solvants ont une bonne efficacité sur ces
pâtes.(1,4)
Avec
les résines phénoplastes, les solvants recommandés sont à base de Diméthyl
formamide (Endosolv R®, Résosolv®). Néanmoins, leur
efficacité demeure très limitée sur ce type de matériau et la désobturation
s’avère souvent impossible. (1,7,12)
Devant
une obturation réalisée avec de la gutta-percha, on peut utiliser tous les
solvants de l’oxyde de zinc eugénol (la composition d’un cône de gutta-percha
comporte une grande proportion d’oxyde de zinc) (12). L’utilisation de solvants
spécifiques de la gutta-percha est aussi retenue, ces solvants sont à base
d’halothane, d’eucalyptol ou encore de chloroforme.(12,17)
Toutefois,
dans les cas où l’identification préalable du matériau d’obturation canalaire
est impossible, on commence par utiliser le solvant de l’oxyde de zinc –
eugénol.(1,4)
Ce
qu’il faut savoir c’est que :
-
les
solvants sont très volatils, d’où l’intérêt de les renouveler
fréquemment ;
-
les
solvants sont très toxiques , d’où tout l’intérêt de travailler sous champ
opératoire et d’être très prudent à l’approche de
l’apex ;
-
le
facteur temps est indispensable pour optimiser l’efficacité d’un solvant, et
cela pour deux raisons :
o
le
solvant est plus efficace lorsqu’il reste en contact avec la pâte pendant une
semaine plutôt que pendant une heure,
o
certains
solvants n’agissent pas toujours par simple contact, ils doivent être d’abord
absorbés par le matériau avant que celui-ci ne soit dissout ;
-
l’élimination
des débris est assurée grâce à une irrigation abondante à l’hypochlorite de sodium à
2,5% en alternance avec le solvant spécifique.
(4,17)
2.2. L’instrumentation mécanique :
L’instrumentation
mécanique – type n’existe pas dans le retraitement endodontique : aucun
consensus n’est établi autour de « l’instrument-type » de la reprise
de traitement canalaire(1). Ainsi, broches, limes K et limes H peuvent tous être
utilisées.
Les
broches peuvent être utilisées pour leur capacité d’élimination des débris et la
possibilité de les utiliser en rotation d’1/4 de tour dans le sens horaire –
retrait, sans trop risquer la fracture instrumentale.(3,7)
Le
choix de la lime K se justifie à la fois par la dynamique instrumentale
appliquée lors de la reprise de traitement et le profil même de celle-ci. La
torsion serrée d’une matrice quadrangulaire lui offre une robustesse alliée à
une finesse. De plus la lime K est à la fois active en rotation d’1/4 de tour
dans le sens horaire et en poussée : c’est précisément ce type de mouvement
qui doit être appliqué au cours de la reprise de
traitement.(14)
L’utilisation
de la lime de Hedström est justifiée :
-
parce
que sa pointe est agressive et donc peut « mordre » dans le matériau
préalablement ramollie par l’action du solvant
approprié,
-
parce
qu’elle permet d’éliminer latéralement le ciment au fur et à mesure que l’on
progresse dans le canal.(12)
Toutefois,
il importe d’avoir recours à des instruments suffisamment rigides et
courts ; des séquences en
La
pointe de l’instrument, dans le cas du retraitement, doit être active mais
contrôlée ; il convient de pénétrer l’ancien matériau d’obturation
canalaire et de l’éliminer simultanément. (3,7,12,17)
Il
est également possible d’utiliser des instruments « coupés » (couper,
avec des ciseaux,
Après
ramollissement suffisant du matériau d’obturation et amorce de passage manuel
conventionnel dans le canal, les instruments Ni-Ti en rotation continue peuvent
aider à l’élimination du matériau d’obturation . Le profil de ces
instruments est adapté à l’évacuation des débris endocanalaires au cours de la
mise en forme: ceci permettrait une efficacité certaine et un gain de temps
considérable. (6,18)
Récemment, issu des systèmes HERO 642® et HERO Shaper® (Micro Mega) préconisés pour les traitements endodontiques de première intention, un nouveau concept d’une instrumentation mécanisée en rotation continue alliant efficacité, rapidité, ergonomie et sécurité, est proposé pour les reprises de traitement canalaire : le concept R-Endo®. Sa méthodologie s’applique aux retraitements endodontiques de gutta-percha et aux ciments, ainsi qu’aux pâtes d’obturation canalaire.(13)
Cependant,
mal maîtrisé, et non précédé d’un ramollissement du matériau d’obturation,
l’usage des instruments Ni-Ti en rotation continue peut être plus néfaste que
bénéfique : fausses routes, fractures instrumentales profondes(6,18).
D’autre part, plusieurs études ont prouvé que l’utilisation de l’instrumentation
endodontique manuelle est indispensable pour parachever l’élimination de
l’ancien matériau d’obturation des parois canalaires.
(6,18)
Enfin,
l’usage d’une lime ultra-sonore après action du solvant sélectif est un atout
certain pour solubiliser et éliminer la pâte d’obturation canalaire.
(17)
2.3. Séquence opératoire :
Comme
pour tout traitement endodontique, mais de façon plus spécifique encore pour un
retraitement, une cavité d’accès à quatre murs est indispensable, une
reconstitution pré-endodontique s’avère souvent nécessaire pour remplir cette
condition. La cavité d’accès agira comme un réservoir qui maintiendra plus
longtemps le solvant en contact avec le matériau d’obturation canalaire. Tous
les solvants étant toxiques, la digue en caoutchouc doit être parfaitement
étanche autour de la dent.(4)
Une
fois la cavité d’accès rectifiée, les débris d’un éventuel ciment résiduel dans la chambre pulpaire
peuvent être éliminés à l’aide d’un insert ultrasonique.
(8,12)
Ensuite,
il s’agit d’identifier le matériau d’obturation canalaire existant. L’examen
radiologique en donne un aperçu, mais ce n’est qu’après la dépose de la
restauration coronaire et éventuellement corono-radiculaire que le praticien
pourra juger de la nature de l’obturation canalaire. Sa couleur renseigne sur le
matériau employé et oriente la suite du traitement. Sa densité est appréciée à
l’aide d’une sonde de Rhein ou Sonde DG 16 ou d’un instrument endodontique de
fort diamètre, raccourci pour en majorer la rigidité.
(8,12)
Les
entrées canalaires repérées, il s’agit de réaliser, dans le matériau
d’obturation au niveau de l’orifice canalaire, un avant trou qui servira de
réservoir pour le solvant choisi en fonction du matériau d’obturation identifié.
Ceci aura pour effet d’amener en contact le solvant et le matériau au niveau des
premiers mm cervicaux du canal radiculaire.
Cet
avant trou peut être crée à l’aide d’une fraise boule col long ou d’une fraise
L.N, avec un foret de Gates ou encore avec la sonde de Rhein.
(8,12)
La
chambre pulpaire est ensuite inondée de solvant approprié en fonction du
matériau d’obturation. Ce solvant est distribué dans la chambre pulpaire à
l’aide de micro-pipettes.
Après
commence l’étape de désobturation proprement dite en utilisant l’instrumentation
endodontique manuelle : la progression dans le canal est une progression
corono-apicale lente et contrôlée, elle se fait de manière décroissante du plus
gros diamètre au plus petit (17). Le calibre de l’instrument initial est choisi
en fonction du diamètre canalaire évalué : l’instrument du plus gros
diamètre élimine le matériau sur une portion canalaire et libère le passage à
l’instrument de diamètre immédiatement inférieur qui va explorer la portion
jusque là inaccessible, cette progression se fait bien entendu après
ramollissement, par le solvant approprié, du matériau d’obturation existant,
minimisant ainsi le mouvement de poussée à l’origine de dégâts iatrogènes
(butées, perforations..)(12). Le passage à l’instrument plus fin se faisant
quand on sent l’instrument précédent racler les parois canalaires.
L’élimination
des débris est assurée grâce à une irrigation abondante NaOCl à 2,5% en
alternance avec le solvant approprié. Ainsi, durant toute la désobturation, le
renouvellement de solvant est constant, associé à une irrigation intermédiaire,
abondante, à l’hypochlorite de sodium à 2,5 %. Si le travail endocanalaire sans
irrigation est interdit, lors du retraitement c’est une interdiction
« absolue ». (17)
En
cas de matériau résistant (résines), l’utilisation des limes endodontiques
ultra-sonores peut être d’un grand recours, cette utilisation permettra une
fragmentation du matériau d’obturation permettant ainsi au solvant d’agir sur
les couches profondes. La plupart des auteurs préconisent la piézo-électricité,
pour son effet « marteau-piqueur ». Le protocole opératoire fait
intervenir un insert long et pointu (insert de condensation latérale) au début,
suivi d’une lime endosonore de petit diamètre (le plus souvent 15)
éventuellement raccourcie pour en majorer la rigidité. (9,12)
La
prudence reste de mise à cause des risques de fracture d’instrument et de
création de fausses routes.
Dans
les cas particulièrement difficiles où le matériau résiste à l’action du
solvant, il est envisageable de laisser pendant quelques jours un coton imbibé
de solvant pour aider à la désobturation lors d’une séance ultérieure. Le ciment
d’obturation provisoire sera un oxyphosphate ou un verre ionomère ; les
matériaux à base d’oxyde de zinc sont proscrits afin de ne pas être dissous par
le solvant (1,7). Toutefois, étant donné la toxicité tissulaire des solvants,
cette approche opératoire est contre-indiquée lorsque les canaux sont en partie
désobturés.(1)
Au
cours de la désobturation, la prise de clichés radiographiques rétro-alvéolaires
est souvent indispensable pour contrôler le niveau de désobturation, et juger du
centrage de l’instrument au niveau canalaire.
A
l’approche de l’apex, les limes K 08, 10 et 15 sont les instruments indiqués
pour négocier le tiers apical du canal radiculaire (2,8). Le cathétérisme de la
portion apicale du canal est effectué de manière classique. Cependant, le canal
est généralement étroit ou calcifié dans ce type de situation, ainsi, la
négociation des portions canalaires inaccessibles se fera sous irrigation à
l’aide d’un agent chélatant, à base d’EDTA (Largal Ultra®,
EDTAT®…), ou encore d’acide citrique (Vérifix®… )(12). Les
chélatants sont des acides faibles capables de décalcifier la dentine
radiculaire. Leur efficacité est variable d’un produit à l’autre : il
semble que l’acide citrique à 10 % soit plus efficace que l’EDTA à 17 % (10).
Les chélatants sont également indiqués en cas de canaux oubliés ou pour
dissoudre des pulpolithes. Ils sont placés dans l’endodonte à l’aide de
micro-pipettes. Leur utilisation doit toujours être suivie d’un rinçage
abondant.(8,12)
Le
cathétérisme terminé, une radiographie rétro-alvéolaire lime en place permet
d’objectiver la trajectoire canalaire et de déterminer la longueur de
travail.
Par
la suite, il convient de remettre
en forme le canal radiculaire sous irrigation abondante à l’hypochlorite de
sodium à 2,5 % en veillant à éliminer toute trace de l’ancien matériau
d’obturation et à optimiser le débridement mécanique et la désinfection chimique
du système canalaire(2,8,12,15). Le choix peut donc se faire entre une séquence
conventionnelle manuelle ou une séquence d’instruments Ni-Ti en rotation
continue. Ces derniers ne peuvent être utilisés pour compléter le débridement et
remettre en forme le canal radiculaire qu’ après amorce du
passage manuel conventionnel dans le canal. (13,17)
Tous
les solvants étant toxiques, l’hypochlorite de sodium neutralise au mieux cette
toxicité. Une quantité de 30 à 40 cc par canal est un minimum habituellement
souhaitée ; le retraitement et la présence de certaines pathologies
majorent largement cette quantité.(17)
L’obturation
canalaire tridimensionnelle hermétique jusqu’à la longueur de travail, suivie de
la restauration coronaire représentent les dernières étapes du retraitement
endodontique.
2.4. Cas particuliers : matériaux solides intracanalaires fracturés:
La
séquence opératoire de la reprise de traitement canalaire devient encore plus
compliquée par la présence d’un ou de plusieurs instruments fracturés et retenus
à l’intérieur des canaux radiculaires tels que limes, broches, lentulos, forets
et bien d’autres objets. (2)
L’instrument
fracturé est une difficulté réelle lors du retraitement. L’objectif est bien
évidemment son retrait pour pouvoir effectuer le cathétérisme et le parage de la
partie canalaire obstruée(1). Néanmoins, l’extraction d’un corps
étranger
métallique
endocanalaire ne peut être entreprise sans avoir au départ réalisé une juste
appréciation du cas, par un examen clinique et radiographique mettant en
évidence (8):
- la
nature de l’objet : son genre, son diamètre, sa forme et sa
longueur ;
- la
localisation de l’objet dans le canal : 1/3 cervical, 1/3 moyen ou 1/3
apical ;
- la forme, le volume, l’orientation de la racine concernée : racine plate, rectiligne ou courbée ;
- l’état
du périapex : présence d’une lésion apicale ou
non ;
-
la
section du canal dont découle directement la possibilité de passer à côté de
l’instrument et de le mobiliser ;
-
la
possibilité d’agripper l’instrument
concerné. (11)
Dans le cas où l’extraction s’avère impossible ou trop risquée, il convient de le contourner et, après une mise en forme adaptée, de « le noyer » dans la nouvelle obturation canalaire afin de le neutraliser.(1)
De nombreux instruments et techniques d’extraction ont été développés pour permettre l’élimination de ces obstacles canalaires, les plus couramment utilisées sont :
2.4.1.
L’utilisation des ultrasons endodontiques:
Une fois
encore, les ultra-sons sont d’un recours appréciable pour l’élimination des
instruments canalaires fracturés et retenus à l’intérieur des canaux
radiculaires.(9)
Cette
approche est moins mutilante, plus rapide et plus efficace que l’instrumentation
de Masserann dont l’utilisation est
souvent limitée en raison du délabrement tissulaire qu’elle
impose.(9,16)
La
technique consiste, après utilisation du solvant approprié, à essayer de passer
à côté de l’instrument fracturé, jusqu’à le dépasser, avec une lime K n° 08 ou n° 10 en
cherchant à dissoudre le ciment ou ce qu’il en reste. L’utilisation d’un
chélatant est parfois nécessaire pour faciliter le passage à côté de
l’instrument fracturé (16). La lime K n° 10 sera toujours suivie de passage de
la lime K n° 15 afin de libérer l’instrument dans le canal
(Fig.
6a), (Fig.
6b) et (Fig.
6c).
Par la
suite, il faut introduire une lime K ultrasonore de calibre n° 15 ou supérieure,
le long de l’instrument et à faire fonctionner l’unit, pendant une à deux
minutes, avec une irrigation d’eau abondante et à puissance élevée. De petits
mouvements de va et vient
verticaux sont imprimés à
la lime ultrasonore jusqu’à ce
que l’instrument
soit délogé, mis en suspension et évacué par l’orifice
coronaire.(11)
Même si
cette étape n’aboutit pas, parfois,
par elle même à l’élimination de l’instrument, elle rend toujours plus
aisée et plus sûre l’étape suivante d’extirpation. Ainsi, lorsqu’une prise
existe, il est possible d’utiliser toutes sortes d’instruments de préhension
pour agripper et extraire l’instrument fracturé : précelles, pinces
chirurgicales type Helstaedt, Steiglitz ou Castroviejo, extracteur de Masserann
ou de Roydent. (11)
2.4.2. La
trousse de Masserann :
L’utilisation de la
trousse de Masserann
(Fig.7) est indiquée pour l’extraction d’objets métalliques de
petit calibre, rencontrés au niveau de la partie rectiligne des canaux
radiculaires (jusqu’au 1/3 moyen du canal radiculaire).(2)
La
méthode générale consiste à effectuer l’approche du fragment avec les forets de
Gates, ensuite, à l’aide de trépans de différents diamètres
(Fig.8)
travaillant selon un mouvement de rotation d’1/4 de tour dans le sens inverse
des aiguilles d’une montre puis de retrait, il faudra dégager la dentine autour
du fragment, sur au moins 3mm de
longueur, afin de créer l’espace
nécessaire à l’introduction d’un instrument de prise
(Fig.9),
approprié à la nature du fragment qui permettra son extraction
(Fig.10a),
(Fig.
10b), (Fig.
10c), (Fig.
10d), (Fig.
10e). (2,8)
Toutefois
cette technique est contre-indiquée dans les situations cliniques où
l’élargissement de la partie radiculaire entraînerait un risque accru de
perforation tel que le cas des instruments fracturés au niveau des racines
plates, ou au niveau du tiers apical, ou encore les dents présentant une paroi
canalaire résiduelle inférieure à
L’utilisation
de la trousse de Masserann est aussi contre-indiquée si les instruments sont
fracturés au-delà d’une courbure ou encore si le patient présente une distance
inter-occlusale inférieure à
L’IRS®
(Instrument Removal System), qui dérive de l’instrumentation de Masserann, est un nouveau système d’extraction des
instruments endocanalaires fracturés. L’évolution s’est faite dans le sens de la
diminution du diamètre des tubes permettant d’être beaucoup moins mutilant au
niveau radiculaire. En effet, les nouveaux instruments, au nombre de deux,
présentent des diamètres extérieurs de
Cependant,
malgré la miniaturisation de tous ces instruments, le délabrement nécessaire au
dégagement de l’élément métallique peut être
considérable.(16)
Conclusion :
Les
retraitements endodontiques occupent une place importante dans l’endodontie
quotidienne du praticien dentiste.(13)
C’est
un acte opératoire aux multiples difficultés. Son objectif est d’atteindre la
zone canalaire apicale afin d’apporter irrigation et désinfection avant
ré-obturation tridimensionnelle étanche. (13)
La
règle est de « tenter de faire mieux » et surtout « essayer de ne
pas faire plus mal ». il faut savoir choisir l’instrumentation la mieux
adaptée, en maîtriser parfaitement le fonctionnement et être disponible. Le
praticien doit être capable d’analyser sa capacité à gérer son acte et
d’accepter de passer la main si nécessaire.(1)
BIBLIOGRAPHIE
1. Besnault C, Pradelle N, Delzangles B. Le retraitement endodontique. Information Dentaire 1999; 29 – 30 : 2095 – 2102.
2. Bohsali K ; Shabahang S. Technique d’extraction des fragments métalliques intraradiculaires. Information Dentaire1997; 42 : 3241-3245.
3. Camps J, Pertot W.J. Le choix des instruments endodontiques manuels. Réalités Cliniques 1992; 3 (1) : 79 – 90.
4. Cohen A. Solvants et désobturation canalaire : élimination des pâtes et de la gutta-percha. Réalités Cliniques 1996; 7 (3) : 305 – 313.
5. Ferrari J.L, Bachelard B, Lasfargues J.J. Dépose des matériaux et des ancrages corono-radiculaires. Réalités Cliniques 1996; 7 (3) : 291 - 304.
6. Hülsmann M, Bluhm V. Efficacy, cleaning ability and safety of different rotary NiTi instruments in root canal retreatment. International Endodontic Journal 2004; 37 : 468 – 476.
7.
Laurent E , Lombard J ,
Roth F , Rozet J.F , Sauveur G. Les reprises de traitement.
« In : Manuel d’endodontie ». Ed.
Masson, 1986 : 89 – 91 .
8. Laurichesse J-M ; Breillat J. Reprises de traitements canalaires. « In : Endodontie clinique ». Editions Cdp, Paris, 1986 : 519-555.
9.
Lunardi D ; Deveaux E. Les ultrasons en endodontie : de
la physique acoustique aux résultats cliniques (une revue de littérature). Revue Française
d’Endodontie 1993; 12 (1) :21-33 .
10. Machado-Silveiro L.F, Gonzales-Lopez S, Gonzales-Rodriguez M.P. Decalcification of root canal dentin by citric acid, EDTA and sodium citrate. International Endodontic Journal 2004; 37 : 365 – 369.
11. Machtou P. Elimination des matériaux solides : cônes d’argent et instruments fracturés. Réalités Cliniques 1996; 7 (3) : 315-322.
12. Machtou P. Le retraitement non chirurgical. « In guide clinique : Endodontie », Ed. Cdp, Paris, 1993 : 215 – 237.
13. Mallet J.P, Deveaux E. Nickel-titane et retraitement endodontique : un nouveau concept d’une instrumentation mécanisée. Clinic 2004; 25 (6) : 353 – 363.
14. Mandel E. Nettoyage et mise en forme lors du retraitement endodontique : une approche codifiée. Revue d’Odonto-Stomatologie 1988; 17 (6) : 475 – 488.
15. Roth F, Lasfargues J.J Retraitement endodontique des dents permanentes et matures. Recommandations et références de l’ANDEM. Réalités Cliniques 1996; 7 (3) : 385 – 406.
16. Simon S. Economie tissulaire et traitement endodontique. Réalités Cliniques 2004; 15 (1) : 21-32.
17. Wilcox L.R . Efficacité et pronostic du retraitement endodontique. Réalités Cliniques 1996; 7 (3) : 377-384..
18.
Wong R. Conventional endodontic failure and
retreatment. Dental Clinics of North America 2004; 48 : 265 –
289.