SANTE PARODONTALE ET SEQUENCES THERAPEUTIQUES

EN  PROTHESE FIXEE

 

Health parodontale and therapeutic

sequences in fixed prosthesis

 

Auteurs:

H. SOUALHI : Spécialiste en prothèse fixe

A. El YAMANI : Professeur Agrégé en Prothèse Fixée

K. NOUREDDINE : Professeur Assistant en prothèse fixée

R. El OOUALI : Spécialiste en prothèse fixée

J. EL BERNOUSSI : Professeur de l’enseignement supérieur et chef de service de prothèse fixée

 

 

RESUME :

 

Le succès d'une prothèse conjointe ne dépend pas seulement des impératifs mécaniques et esthétiques, mais aussi parodontaux .

L'intégration parodontale se traduit par une stabilité du parodonte autour de l'artifice prothétique. Cette stabilité  dépend à la fois de l'importance des traumatismes en  rapport avec l’acte prothétique et les structures parodontales existantes.

D'où l'importance d'une évaluation parodontale préalable ainsi qu'une démarche clinique rigoureuse lors de chaque étape de la  réalisation prothétique

 

Mots clés : examen parodontal pré-prothétique, rétraction gingivale, limite cervicale, joint de scellement

 

Le succès de toutes restaurations prothétiques dépend en grande partie du maintien de la santé parodontale. En effet, ces restaurations sont soumises à des impératifs mécaniques qui ne doivent pas aller à l'encontre des impératifs biologiques.

Le but de ce travail est de mettre en évidence l'importance de l'évaluation parodontale préalable, ce qui permet de poser l'indication ou non d'un traitement parodontal pré-prothétique. Ce travail insiste également sur la nécessité d’une démarche clinique rigoureuse lors de chaque étape de la réalisation prothétique respectant le parodonte : préparation, empreinte, accès aux limites cervicales, prothèses provisoires et scellement.

 

EVALUATION PARODONTALE

L'évaluation de la santé parodontale est un préalable .Elle ne consiste pas uniquement à déterminer si le parodonte est sain ou malade , mais aussi s'il est apte à résister aux agressions lors des différentes étapes prothétiques .( 16)

 

HYGIENE

L'hygiène orale doit être évaluée lors de l'examen initial, enseignée et vérifiée  au cours des différentes phases thérapeutiques.

Le pronostic à long terme de tous traitements prothétiques est directement  lié à la qualité du   contrôle de la plaque. Ainsi toute prothèse sera  contre indiquée si le contrôle de la plaque s'avère insuffisant.

 

ETAT PARODONTALE

- Evaluation de la santé parodontale

L'évaluation de la  santé parodontale repose sur l’appréciation des tissus mous superficiels et l’examen du parodonte profond et sur la radiographie. Le sondage permet de mettre en évidence deux éléments : La profondeur du sulcus et le saignement. (figure 1)

La mise en évidence de pathologie impose un traitement parodontal avant toute thérapeutique

prothétique.( 11,8)

Sur un parodonte sain ou assaini, une évaluation parodontale pré-prothétique spécifique est obligatoire. Elle va s’intéresser à l’appréciation de l’espace biologique et à l’évaluation du parodonte superficiel des dents piliers.

 

- Appréciation de l'espace biologique

Défini par GARGUILO(5), l'espace biologique est constitué par la zone d'attache des tissus gingivaux à la surface radiculaire (attache épitélio-conjonctive), sa hauteur moyenne est de 2 mm (figure  2).

Toute atteinte  de cet  espace  initie une réponse inflammatoire qui se traduit par une résorption osseuse qui peut être à l'origine de la formation d'une poche parodontale ou d'une récession gingivale. Ainsi, toute violation de cet espace doit être prévenue au préalable par élongation coronaire (chirurgicale ou égression orthodontique). (figure 3)

 

- Evaluation du parodonte superficiel

Il faut au préalable différencier entre gencive kératinisée et gencive attachée. La gencive kératinisée s'étend  de la  ligne de jonction  mucco-gingivale au rebord marginal de la   gencive, alors que la gencive attachée est la portion de la gencive kératinisée supportée par l'os alvéolaire et s'étend de la ligne mucco-gingivale jusqu'au niveau du sillon gingival libre.

Hauteur de la G.A

Sur les dents naturelles en absence de plaque, la gencive attachée ne semble pas jouer un rôle dans le maintien de la santé parodontale si le contrôle de la plaque est parfait. Cependant lors de tout traitement prothétique les différentes manœuvres d'élaboration prothétique et la présence d'un éventuel joint dento-prothétique intrasulculaire constituent  des facteurs d'agression parodontale. Ainsi Maynard et Wilson ( 17) proposent une hauteur de la gencive kératinisée de 5 mm , dont 3 mm au moins de gencive attachée, considérée comme une  zone de sécurité. La présence d'une bande de gencive attachée de 2 à 3 mm  semble donc  limiter à terme l'incidence des signes d'inflammation et de récession gingivale (8, 16).

L’évaluation de la hauteur de gencive attachée  peut se faire directement à l’aide d’une sonde parodontale ou par la technique du rouleau (Figure 4 a, b)

 

Epaisseur de la G.A

L'épaisseur de la gencive est également  un facteur important à considérer, la gencive marginale doit être assez épaisse   pour empêcher la vue de la sonde à travers les tissus (figure 5). Elle a comme avantage  de mieux résister aux manœuvres prothétiques et de masquer l'inflammation sub-clinique  existant généralement en regard du joint dento-prothétique intrasulculaire ( 12,18)

 

A l’issu de l’examen parodontal, peuvent être définies trois situations (14) :

-          situation parodontale d'emblée positive qui se caractérise par :

·         un sulcus peu profond (0,5 à 1 mm)

·         un épithélium jonctionnel résistant au sondage

·         une  gencive attachée épaisse possédant une hauteur suffisante (supérieure à 3)

Elle correspond à un parodonte épais et peu festonné où toute restauration prothétique ne semble pas compromettre la stabilité parodontale

-          situation d'emblée négative: le parodonte apparaît mince et festonné et l’examen clinique révèle :

·         un sulcus profond ( au moins 2 mm)

·         une gencive adhérente très fine

·         une gencive attachée  de très faible hauteur ou absente

Pour ce type de parodonte, toute  restauration prothétique nécessitera d’une préparation parodontale pré-prothétique ainsi que l’adoption de certaines précautions au cours des différents temps prothétiques.

-          situation intermédiaire qui  correspond à :

·         un sulcus de profondeur  modérée  (1 à 1,5 mm)

·         un  épithélium joncti onnel résistant au sondage

·         une  gencive attachée de hauteur limitée (inférieure à 3 mm) et fine.

Ce type de parodonte doit bénéficier de manœuvres délicates et peu traumatisantes au cours de l’élaboration prothétique car il risque d’entraîner des récessions. Il est judicieux de faire une préparation parodontale pré-prothétique afin de recréer un environnement parodontal plus favorable.

 

PREPARATION DENTAIRE

La préparation des dents piliers en prothèse fixée répond à plusieurs principes généraux:

-          Economiser les  tissus dentino-pulpaires ;

-          Préparer des formes qui assurent rétention et stabilisation de la prothèse assurant ainsi sa pérennité

-          Permettre un bon travail au laboratoire ;

-          Etablir des lignes de finition précises, respectueuses de la santé parodontale et compatibles avec les impératifs esthétiques.

Ce dernier point est en relation directe avec la stabilité parodontale. La ligne de finition peut avoir ainsi différentes formes et situations.

 

Formes  des  lignes  de finition :

Différentes formes de lignes  de finition  ont été proposées, chacune présente des avantages et des inconvénients. La forme choisie doit assurer la continuité de la limite, tout en procurant au laboratoire une excellente lisibilité, ce qui permet d'optimiser la précision du joint dento-prothétique ( 11, 16).  Deux formes permettent d'atteindre ces objectifs: (figure 6)

-          le congé, indiqué pour les coiffes  métalliques et céramo-métalliques

-          l'épaulement à angle interne arrondi, réservé surtout pour les coiffes en céramiques         

 

Situation des  la lignes  de finition :

D’un point de vue parodontal, la meilleure localisation des limites prothétiques est supra-gingival. . Cette limite présente l’avantage de faciliter la réalisation prothétique et de  diminuer l'agression parodontale. Elle est indiquée dans les secteurs postérieurs où les impératifs esthétiques sont moins exigeants en présence de piliers de hauteur suffisante, et dans les secteurs antérieurs sur des dents non colorées en présence de restaurations à base de matériaux biocompatibles et mimétiques (colles et céramiques). (figure 7)

A l’inverse, les limites juxta-gingivales ou intra-sulculaires sont une nécessité pour répondre aux impératifs prophylactique, mécanique et surtout esthétique.  (figure 8)

Ces limites intra-sulculaires ne doivent pas empiéter sur l'espace biologique. Ainsi il convient d'éviter la partie apicale du sulcus pour ne pas risquer de léser l'attache épithéliale ( 12,17), seule la partie coronaire de ce sillon est exploitable .

Il en ressort qu'il ne faut pas placer nos limites cervicales  à plus  de 0.5 à 0.7 mm dans le sulcus, limite toujours accessible lors des manœuvres d'hygiène.

Cependant, même les mains d'experts peuvent avoir des difficultés à contrôler cet enfoncement, ce qui nécessite de prendre certaines mesures de précaution  lors de la préparation pour minimiser toute irritation. Pour  cela, la chronologie de la  préparation doit comporter successivement deux étapes essentielles   (11,13): (figure 9)

-          réduction périphérique des différentes faces pour aménager aux matériaux l'épaisseur nécessaire à leurs exigences  mécanique et esthétique. Cette préparation se fera avec des limites supra-gingivales

-          mise en place d'un fil de rétraction fin dans le sulcus  et finition des limites cervicales intra-sulculaires. Il s'agit d'un fil tressé, fin, non imprégné, donc sans risque d'irritation chimique et qui permettra une déflexion de la gencive et une préparation de nos limites sous contrôle visuel et minimisera ainsi toute agression des tissus marginaux. Dragoo et Williams (4) ont mit en évidence l'aspect non offensive de ce procédé vis à vis de l'attache epithélio-conjonctive.

 

EMPREINTE ET RETRACTION GINGIVALE

Le choix d’une technique d'empreinte ne peut être dissocié de la réflexion  parodontale (figure 10) , du fait qu'elle peut constituer un facteur d'agression  directe et que tous les défauts liés à l'empreinte auront des répercussions néfastes sur le parodonte.( 10,16)

 

En cas de limite supra-gingivale, il n'y a pas d'incidence particulière sur le choix de la technique d'empreinte. Cependant, lors de limite intra-sulculaire et juxta-gingivale , l'enregistrement de la ligne de finition nécessite une ouverture préalable du sulcus à l'aide de différentes techniques de rétraction gingivale.

 

Si toutes les méthodes apparaissent potentiellement dangereuses pour le parodonte, les méthodes chirurgicales présentent les plus grands risques de dommages irréversibles et de récessions gingivales (2). Leur indication doit être réservée à des parodontes favorables et résistants.

Par contre les techniques chimio-mécanique réduisent les risques de dommages irréversibles et permettent de respecter au maximum  l'intégrité parodontale. La technique de choix fait appel à une déflexion par deux cordonnets; le premier fil  non imprégné est laissé au fond du sulcus lors de l'empreinte alors que le second  imprégné est retiré juste avant.( 2,11,12 ) .

 

Quant au produit d'imprégnation, le chlorure d'aluminium et de potassium, le sulfate de potassium n'induisent pas de réactions parodontales irréversibles à condition de les utiliser à une concentration adéquate et que la durée d'application n'excède pas 10 à 15 mn ( 7).

 

Récemment on a vu l'apparition d'une nouvelle technique de rétraction gingivale. Il s'agit de l'ExpasylR, pâte de consistance épaisse  injectée dans le sulcus qui permet d'assurer une déflexion latérale de la gencive marginale  associée à un effet hémostatique. Ce procédé présente comme avantage un respect optimal du système d'attache. Il  est surtout indiqué en cas de parodonte fin ou fragile.( 1,9).

 

Pour les  techniques d’empreinte, elles sont directement liées au type d’éviction gingivale, elle même liée à la  situation clinique (2).

-          La wach technique est une méthode compressive qui permet l’enregistrement des limites fortement sous gingivales . Elle est indiquée en présence de parodonte favorable.

-          Le double mélange assure une compression moins importante. Il est de ce fait moins traumatisant pour le parodonte et permet d’enregistrer des limites cervicales en situation sous-gingivale normale (0,3-0,4 mm).

 

PROTHESE PROVISOIRE

Si toutes les autres étapes sont brèves, la prothèse provisoire est appelée à demeurer en bouche quelques semaines à quelques  mois, ainsi toute adaptation incorrecte  peut induire une inflammation et être à l'origine d'agression parodontale. (6,16)

 

Quelque soit la technique utilisée, la prothèse  provisoire doit permettre d'obtenir un joint cervical aussi net que précis avec des embrasures suffisamment ouvertes ,des points de contacts corrects et des formes de contours correctes et bien polies. Pour ces raisons la réalisation de prothèse provisoire en résine cuite est fortement recommandée.

Vis à vis du parodonte, la provisoire va assurer  plusieurs rôles: (figure 11)

-          maintenir  la gencive marginale dans une position physiologique après la préparation

-          faciliter la cicatrisation des tissus parodontaux autour des dents préparées

-          améliorer et faciliter les conditions de l'empreinte

-          anticiper sur la forme et la morphologie de la prothèse définitive

 

L'adaptation cervicale des prothèses provisoires est  d'un intérêt considérable dans le respect et le devenir de la santé parodontale, différents éléments sont à prendre en considération pour assurer cette adaptation sans risque parodontal (16) :

-          Il est recommandé d'adapter les provisoires tout en laissant dans le sulcus un fil de rétraction utilisé lors de la préparation ou de  l'empreinte , ce qui évitera ainsi toutes agression du système d'attache. Ce fil ne sera enlevé qu'après scellement de la provisoire.

-          La polymérisation de la résine doit se faire sur la préparation. Cependant, les effets néfastes sur le parodonte de l'exothermie de prise des résines  nécessitent de prendre certaines précautions :

-           isoler nos préparations par de la  vaseline,

-          refroidir au spray  la préparation et  la provisoire lors de la polymérisation,

-          soulever la provisoire de 1 à 2 mm de la préparation toutes les 20 à 30 secondes, pendant que la préparation est refroidie au spray

 

SCELLEMENT DEFINITIF

L'étape clinique de l'agrégation définitive est l'aboutissement de tous traitements prothétiques. Vis à vis du parodonte, les deux règles à respecter sont:

-          Obtenir le joint de scellement le plus fin, et le plus étanche possible.

-          Ne pas laisser de débris de ciments dans le sulcus

Les procédures de mise en œuvres des ciments doivent viser à protéger le parodonte. Ainsi, il faut procéder  au scellement en plaçant au préalable un cordonnet d'éviction sulculaire. Ce qui permet d'éviter tout pincement de la gencive marginale, la protection du système d'attache et l'élimination des excès du ciment de scellement  (16). Cependant, le choix du ciment de scellement doit être bien réfléchi. En effet la nature du ciment de scellement n'est pas neutre du point de vue parodontal, ainsi, ( 3, 15):

-          Les ciments au phosphate de zinc permettent d'avoir un film très mince qui limite ainsi la rétention de plaque, mais il présente de faibles résistances  mécaniques qui peuvent induire des fragmentations au niveau cervical favorisant la rétention de la plaque avec toutes ses conséquences sur la stabilité parodontale.

-          Les ciments aux polycarboxylates se caractérisent par leur biocompatibilité, leur capacité d'adhésion et  leur faible solubilité. On leur reproche de faibles propriétés mécaniques précipitant ainsi  leur  détérioration.

-          Les ciments verres ionomères présentent des propriétés mécaniques supérieures, une meilleure étanchéité, des propriétés d'adhésion importantes et une bonne biocompatibilité, mais leur utilisation se heurte   à une  solubilité importante en présence d'humidité.

 

Pour pallier aux problèmes liés au ciment de scellement le collage semble être sans risque pour le parodonte si on respecte les impératifs propres à ce type de matériau, à savoir une préparation supra-gingivale et l’utilisation de la digue.

 

CONCLUSION

Le maintien de la stabilité parodontale lors d’une réalisation prothétique est l'objectif le plus difficile à atteindre surtout en présence de limite intra-sulculaire. Seule une évaluation parodontale et un respect de l'intégrité parodontale lors des différents temps prothétiques peuvent assurer la pérennité du traitement prothétique.

 

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18-WILSON R-D.; MAYNARDJ-G

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Liste des Figures

 

                                

Figure 1a                                                          Figure 1b

Le sondage parodontal permet de mesurer la profondeur du sulcus

 

 

 

Figure 2 : Schéma illustrant l’espace biologique (11)

 

 

 

Figure 3 : Cas d’indication  d’élongation coronaire par absence d’espace biologique

Figure 3a : cas initial : inflammation gingivale en rapport avec une prothèse qui empiète sur l’espace biologique

                                                                               

Figure 3b : aspect après dépose de la prothèse                                   Figure 3c: aspect 3 mois après élongation coronaire chirurgicale

Figure 3d: résultat final

 

 

Figure 4 : Mesure de la hauteur de la gencive attachée

                                                                             

Figure 4a : par mesure directe à l’aide d’une sonde parodontale                               Figure 4b : par la technique du rouleau

 

Figure 5 : Appréciation de l’épaisseur de la gencive attachée

 

 

Figure 6 : Forme de limite cervicale

Figure 6a : congé                               Figure 6b : épaulement a angle interne arrondi

 

 

 

Figure 7 : Préparation pour facette collée avec une limite supra-gingivale

 

 

 

Figure 8 :Préparation intra-sulculaire pour une  dent antérieure

 

 

Figure 9 : Chronologie pour une préparation intra-sulculaire

                                                                                                    

Figure 9a: cas initial pour préparation d’une couronne céramo-métallique sur la 45                         Figure 9b: préparation supra-gingivale

                                                                                                   

Figure 9c: mise en place d’un fil de rétraction                                                                  Figure 9d : préparation de la limite intra-sulculaire en respectant les tissus gingivaux

 

 

Figure 10: Choix du type d’empreinte et d’éviction gingivale en fonction du parodonte (2)

 

 

Figure 11 : Cicatrisation parodontale après pose de couronnes provisoires

                    

Figure 11a: état initial : couronnes iatrogènes sur les dents antérieures       Figure 11b: la dépose des couronnes met en évidence une inflammation gingivale au niveau des dents piliers

                  

Figure 11c: réalisation de couronnes provisoires                                Figure 11d: cicatrisation des tissus gingivaux

 

 

SUMMARY:

The success of a fixed prosthesis is not only depending on the mechanical and aesthetical requirements, but also periodontal.

The periodontal integration results in a stability of the periodontal structures around the parenthetical artifice. This stability depends on either the importance of the traumatisms in connection with the prosthetic act, and on the existing parodontal structures

This is why, it is important to do a good preliminary periodontal examination and to respect rigorously each stage of the prosthetic realization.

 

Key words : pre-prosthetical periodontal exam, gingival retraction, cervical limit, joint of sealing