Le sinus maxillaire
&
L’élévation de son plancher
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Ali ELHAMID : Exercice privé; Clinique Dentaire
Casablanca 16, Bd A.
ELKHATTABI Casablanca Anfa. Maroc
Ouali yakhou : Exercice privé 130 rue de
Belleville 75020 Paris |
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Résumé : La
chirurgie du soulevé du plancher sinusal est une procédure ne soulevant plus
de question quant à son efficacité.
Après un rappel anatomo-physiologique du sinus maxillaire, ce travail
présente, en se basant sur une revue bibliographique, les différentes techniques
chirurgicales proposées par les auteurs et leurs indications. Le volume de
l’os résiduel au niveau de la crête maxillaire définira s’il faut combler le
sinus par voie latérale ou crestale. Ce
travail traite aussi la variété des matériaux utilisés ainsi que le volume
nécessaire à une augmentation sinusale. La nature de ce matériau ne semble
pas influencer la réussite de l’intervention. Les complications peuvent
survenir si l’intégrité de la membrane à été rompue. Des cas personnels
illustrent certains de nos propos.
Mots clés:
sinus maxilaire, implant dentaire, greffe osseuse. |
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Introduction:
Classiquement,
les zones postérieures des arcades
dentaires n’étaient pas utilisées en implantologie. Le travail d’Adell et coll.
(1) en témoigne. Si à la mandibule l’existence du nerf dentaire inférieur en limite l’usage, au
maxillaire c’est la proéminence des sinus maxillaires qui interdisait la mise
en place des implants dentaires. (fig. 1)
Au début des
années 80, des travaux (7, 55, 34, 11) ont montré la possibilité de greffer
le sinus maxillaire, de soulever son
plancher pour avoir un volume osseux suffisant à une réhabilitation
prothétique implanto-portée.
Dans les
années 90 un groupe d’experts s’est réuni et a établi un consensus dont
lequel il déclare que le soulevé du plancher sinusal est une
intervention scientifiquement confirmée, cessant d’être expérimentale, et
permettant de réhabiliter, avec des implants dentaires, des édentements
maxillaires postérieurs avec un pronostic favorable. Les taux de succès
dépassent les 90% sur un suivi de plus de 10 ans (27, 49). Cette intervention
devient donc recommandée quand la
hauteur d’os disponible est inférieure à 8mm. Depuis, les
techniques chirurgicales proposées ne cessent de s’améliorer et les matériaux
utilisés pour combler le sinus ne
cessent d’évoluer.
Ce travail se
propose de faire le point sur cette technique. Après un rappel
anatomo-physiologique, nous discuterons le volume sinusal et la quantité de
matériau nécessaire avant d’aborder les techniques chirurgicales proposées et
les complications possibles. Des illustrations
de cas cliniques accompagneront le texte.
Rappel anatomo-physiologique
Les sinus
maxillaires (antres d’Highmore) sont deux cavités occupant le tiers moyen de
la face de part et d’autre des fosses nasales, en dessous des orbites et
latéralement au dessus des secteurs prémolo-molaires (9). Le sinus maxillaire
croît très rapidement dans l’enfance jusqu'à l’âge de 12 ans, et croît plus
lentement après, pour se stabiliser avec l’éruption des dernières molaires.
Il occupe progressivement le volume osseux libéré par les dents. (Gaudy 20)
jusqu'à occuper les deux tiers de l’os maxillaire (Geha et carpentier 21)
Le sinus
adulte peut prendre des proportions différentes et varier d’un côté à l’autre
chez un même sujet.
Le volume du sinus maxillaire
Arigi
et coll. (4) trouvent que le volume du sinus chez les adultes de plus de
20ans varie de 4.56 à 35.21 cm3 (la moyenne est de : 14.71 +/-
6.33 cm3). Ils trouvent aussi que le volume est indépendant du
sexe. Par contre Kim et coll. (32) trouvent que les hommes ont des sinus plus
large que les femmes. Ce que confirme aussi June et coll. (30). Ils ajoutent
que les sinus s’élargissent jusqu’à la trentaine pour les hommes et
uniquement jusqu’à la vingtaine pour les femmes. Ils atteignent en moyenne,
affirment ces auteurs, 24,043 mm3 chez les hommes et 15,859.5 mm3 chez les femmes.
Uchida (61), dans une
étude sur 32 cadavres humains trouve que le sinus maxillaire a en moyenne une
longueur antéropostérieure de 30.1+/-5.65, une hauteur de 34.6+/-7.71mm, et
une largeur de 25.4+/-5.71mm.
Champsaur et
coll. 9 assimilent sa forme à une pyramide quadrangulaire à base médiale et à
sommet externe.
Les parois du sinus maxillaire
Il présente à
décrire 5 parois : (Briche et coll. 8, Jovanovic et coll. 29, Klossek et
coll. 35, Geha et carpentier 21). Fig. 2
La
paroi supérieure, ou toit du sinus constitue la plus grande
partie du plancher de l’orbite. Elle est triangulaire avec un sommet
postérieur et suit un plan incliné de bas en haut. Il est particulièrement
mince, et est parcourue par le sillon et le canal infra-orbitaire. fig. 2
La
paroi postérieure
ou postéro-latérale, de forme quadrangulaire, elle comporte une partie
antérieure concave, la gouttière rétro-maxillo-zygomatique, et une partie
convexe, la tubérosité maxillaire. Cette paroi est plus haute en dedans qu’en
dehors est généralement épaisse de plus de 2mm. Elle contient le pédicule
alvéolaire postéro-supérieur destiné aux molaires et à la muqueuse sinusale
de la paroi. (21)
La paroi inférieure, elle constitue le plancher sinusal et forme une
gouttière à concavité supérieure,
allongée dans le sens antéropostérieur. Elle se moule sur les apex
dentaires et prend une épaisseur de 3
à 4mm, mais parfois cette paroi peut être réduite à une simple muqueuse où
l’on peut voir les apex dentaires des dents sinusiennes. Le niveau de cette
paroi par rapport à celui des fosses
nasales est, selon Wood (69), soit au dessous dans 65% des cas, soit au
dessus dans 20% ou au même niveau dans 15% des cas.
La paroi antérieure ou antérolatérale, elle correspond à la face jugale,
elle a une forme trapézoïdale à sommet inférieure. Elle est épaisse dans sa
partie inférieure et s’amincit vers le rebord orbitaire inférieur. Elle
contient le pédicule alvéolaire supéro-antérieur. fig. 2
La paroi médiale, dite aussi nasale, elle occupe la moitié inférieure
de la paroi externe des cavités nasales. Elle est de forme quadrilatère. Elle
présente, en son centre, l’hiatus maxillaire. Ce hiatus est partiellement
comblé par le cornet nasal inférieur. La paroi médiale comporte le canal
ostial qui fait communiquer le sinus maxillaire avec la cavité nasale. Ce
lieu d’échanges gazeux et de drainage des secrétions mesure 6 à 8mm de long
et 3 à 5mm de diamètre. (fig. 3)
La
perméabilité de l’ostium est un élément clé de la physiologie sinusienne.
Elle a des répercussions importantes sur le drainage muccociliare, l’état de
la muqueuse et la composition des gaz
intra-sinusiens. Son comblement ou le
risque de le voir se boucher constitue une contre indication au soulevée du
plancher sinusal. Cela peut être aussi engendré par une tumeur évolutive.
En dehors de ces contre-indications, la chirurgie du soulevé du sinus partage
les mêmes interdictions que toute chirurgie implantaire orale.
Toutes les parois
sinusales sont tapissées par la muqueuse
sinusale. À l’état sain, cette muqueuse est souple et fine, elle
mesure entre 0.2 et 0.8mm (21). Elle est composée d’un épithélium
respiratoire formé de cellules ciliées, de cellules muqueuses et d’un tissu conjonctif
sous-jacent. On lui distingue 5 rôles :
-
Sécrétion du mucus ayant un rôle important dans la
défense antibactérienne et contre la poussière et les débris étrangers.
-
Activité ciliaire, créant un courant d’évacuation vers
l’ostium situé haut et ayant un diamètre réduit et un contre courant qui
s’oppose à la pénétration de particules étrangères.
-
Réchauffement de l’air grâce au plexus veineux sous le
tissu épithélial de la muqueuse sinusale.
-
Rôle immunitaire par la présence de lymphocytes et de
macrophages. C’est dans les sinus maxillaire que se trouvent la plus forte
concentration de bactéries et de particules allergènes.
-
Résorption osseuse grâce à la présence d’ostéoclastes
dans l’épithélium sinusien. Cette propriété peut être activée par des
conditions pathologiques ou des conditions physiologiques défavorables. Cette
activité contribue à la diminution du volume osseux disponible au niveau de
la crête maxillaire édentée.
La
vascularisation artérielle du sinus maxillaire est assurée essentiellement par :
L’artère
infra-orbitaire pour la paroi supérieure et sa partie antérolatérale
L’artère
alvéolaire postéro-supérieure pour la partie postérieure du sinus. Elle
fournit des rameaux osseux, des rameaux à la muqueuse sinusienne, des rameaux
pour les alvéoles des prémolaires et molaires ainsi que des rameaux
gingivaux.
L’artère
palatine descendante pour la partie postérieure de la paroi médiale
Les artères
ethmoïdales antérieure et postérieure pour la partie supérieure de la paroi
médiale
Les artères
infra-orbitaire et postéro-supérieure forment fréquemment deux anastomoses
intéressantes. L’une est intra-osseuse, elle court longeant la paroi latérale du sinus à 19mm
environ de la crête alvéolaire chez l’édenté postérieur. L’autre est
extra-osseuse généralement située 4mm plus haut que la première.
L’innervation
sensitive du sinus maxillaire est assurée par les nerfs alvéolaires du nerf
maxillaire (V2)
Variabilité anatomique du sinus maxillaire :
Le sinus peut
avoir une entité bien limitée ou alors présenter des extensions dans les
structures osseuses voisines. Les prolongements alvéolaires sont fréquents
pouvant s’immiscer entre les racines dentaires.
Le septum intra-sinusien
Le septum du
sinus maxillaire est une cloison plus ou moins importante qui a la forme
d’une voûte gothique inversée plus haute que large pouvant provenir des
parois latérale ou inférieure, être unique ou multiples, de taille variable
pouvant même séparer le sinus en deux cavités distinctes avec deux ostiums. (fig. 4 et 5)
Chez l’adulte
on distingue les petits sinus avec un volume moyen de 5 à 6 cm3,
des sinus moyens de 12 cm3 et des grands sinus dans la capacité
peut dépasser les 20 cm3.
Le plancher sinusal
La morphologie
du plancher sinusale présente une variabilité importante, Kim et Coll. (33),
en reconnaissent l’existence de 6 types :
-
Type I : plancher plat dans la région molaire et
prémolaire (24,2%)
-
Type II : plancher plus étroit que le toit
sinusien plat dans la région molaire (21,2%).
-
Type III : plancher plus étroit que le toit
sinusien incliné dans la région prémolaire (15,2%).
-
Type IV : l’angle du plancher est plus obtus dans
la région de la deuxième prémolaire et la première molaire (21,2%).
-
Type V : l’angle du plancher est plus aigu dans la
région de la deuxième prémolaire et la première molaire (9,1%).
-
Type VI : le plancher est plus large que le toit
sinusien dans le sens antéropostérieur (9,1%)
Le plancher
sinusal va, chez le même individu connaitre des modifications morphologiques
imprévisibles aboutissant souvent à la réduction de la hauteur de la crête
osseuse maxillaire. La perte des dents dans cette zone aboutit à la disparition de l’os alvéolaire
et à une résorption de la corticale osseuse externe. De même que sous
l’action ostéoclasique de la membrane sinusale.
Le plancher
sinusal descend par les phénomènes suivants Eurand 16 :
-
la pneumatisation physiologique du sinus ou lorsque la
pression intra-sinusienne augmente.
-
la perte des racines dentaires, faisant perdre au plancher sinusal un
certain soutien mécanique.
-
la perte des dents postérieures mandibulaires fait
egresser les dents maxillaires qui tirent avec elle le plancher sinusale.
-
la présence d’une inflammation ou d’une infection
chronique
-
avec l’âge et l’involution progressive de l’os
maxillaire.
A ceci il
faut ajouter qu’avec l’âge la vascularisation de l’os maxillaire diminue.
Chanavaz (10) trouve qu’avec la résorption osseuse la vascularisation
médullaire disparaît et ne persiste uniquement que les vaisseaux périostés.
Ce qui réduit l’activité ostéoblastique.
Sur le plan
chirurgical, L’angle formé par les deux murs latéral et médial est
extrêmement important. Plus il est aigu plus le risque de déchirer la
membrane sinusale est grand. Velloso et coll. Sur des tracés au niveau des
coupes coronales tomodensitométriques, trouvent que cet angle est plus aigu
au niveau des deuxièmes prémolaires qu’au niveau des deuxièmes molaires et il
est le moins aigu au niveau des premières molaires.
Le risque de
déchirer la membrane est donc, pour ces auteurs (65), plus important au
niveau de la deuxième prémolaire.
Techniques du comblement sinusien
Historique
C’est à Boyne
et James (7) que revient le mérite de la première publication en 1980, où ils
ont décrit la technique chirurgicale du comblement sinusal par abord latéral.
Il
semblerait, d’après Chanavaz (11), que
déjà en 1975 Tatum avait pratiqué cette chirurgie et donné le nom « sinus lift ». Mais la première
publication de Tatum date de 1986 (59).
En 1994,
Summers (55, 53) décrit une intervention différente qui se veut moins
invasive, basée sur l’utilisation d’instruments spéciaux : les
ostéotomes.
Tuslanes (60)
introduit en 1993 l’utilisation de l’os pariétal pour le comblement sinusien.
En 1996 le
consensus sur la validité de la procédure du soulevé du sinus a été établi
(27, 49).
L’abord par voie latérale :
(fig. 6 & 7)
La technique
classique consiste à exposer le mur latéral du maxillaire, y ouvrir une
fenêtre, soulever la membrane sinusale et procéder à la mise en place du
matériau de greffe à l’intérieure de la cavité sinusale :
Anesthésie
locale le plus souvent, ou générale si un prélèvement surtout extra-buccal
est prévu.
Incision au
niveau de la crête édentée maxillaire postérieure et deux incisions de
décharge, une mésiale et une distale
Décollement
d’un lambeau plein épaisseur.
Ouverture
d’une fenêtre osseuse dans la paroi latérale du sinus, ou de deux si un
septum et dans le champ choisi. Cette ouverture peut se faire avec une fraise boule diamantée montée sur
contre angle ou avec des inserts de piezochirurgie.
Décollement
délicat de la muqueuse sinusienne par des instruments appropriés en évitant
de la dilacérer ou de la déchirer (fig. 8).
Mise en place
du matériau choisi en quantité suffisante et en fonction de la hauteur
décidée.
Fermeture du
site par des points de sutures au niveau des incisions muquo-periostées.
Le résultat
sera jugé 6 mois plu tard par analyse radiologique qui doit montrer une masse
radio-opaque dense et homogène témoignant de la réussite de l’intervention. (fig. 9).
La difficulté
de cette intervention réside dans la manipulation de la membrane sinusienne,
sa déchirure risque de compromettre le pronostic de la greffe. Pour cette
raison, des auteurs ont proposé des modifications sensées mieux protéger la
membrane. Ainsi Suguimoto et coll. (53) conseillent de faire en plus de la
fenêtre latérale, une petite ouverture avec une fraise 702 (Stryker) en haut
et en distal de la fenêtre (fig. 10). Cette ouverture servirait à
introduire une canule d’aspiration chirurgicale qu’ils gardent en permanence
pendant le soulèvement de la membrane. La dépression permanente ainsi créée à
l’intérieur du sinus donnerait des avantages intéressants. Selon les auteurs
elle :
-
Faciliterait la visualisation de la membrane,
-
Augmenterait la zone à combler,
-
Réduirait le risque de dilacération et de perforation
de la membrane,
-
Réduirait le risque de complications et d’infection
postopératoires.
-
Simplifierait le matériel nécessaire à cette chirurgie
et
-
Réduirait le coût de l’intervention
Stassen et
coll. (50) proposent la même intervention mais cette fois la dépression va être créée en
introduisant la canule d’aspiration de Yankauer par voie narinaire, homolatérale au comblement
sinusien.
L’abord par voie crestale :
Plusieurs
auteurs ont décrits de nouvelles techniques pour accéder directement au sinus,
éviter les septa et réduire les difficultés de l’intervention. Summers (57)
est le premier à décrire la technique des ostéotomes. Cette technique
consiste, en présence d’un minimum de 5mm de hauteur osseuse, de forer
jusqu’à un mm du plancher sinusal et d’introduire successivement des
ostéotomes dont la manipulation soulève le mm restant ainsi que la membrane
jusqu’ la hauteur choisie. L’apport du matériau du comblement se fait au
travers la voie crestale. La pose d’implants se fait, généralement dans la
même séance. (fig.
11)
Cette
technique présente les avantages suivants :
-
amélioration de la densité osseuse du site résiduel
-
chirurgie en un temps
-
vascularisation du sinus préservée
-
chirurgie moins invasive
Les coups de
maillet nécessaires à la progression des ostéotomes vers le sinus peut être
perçu comme désagréable, c’est la raison pour laquelle d’autres instruments
remplaçant les ostétomes ont été mis au point. Ces instruments ressemblent à
des forêts tarauds mais avec la partie apicale reproduisant celle des
ostéotomes. Ils franchissent et soulèvent le plancher sinusal en prenant
appui sur les parois latérales de la voie d’abord qui sera le futur logement
implantaire. (fig. 12 et 13)
Certainement d’autres variantes
chirurgicales existent. Chaque chirurgien doit avoir un tour de main rendant
l’intervention plus facile et tentant de réduire les manœuvres sur la
membrane sinusale.
Chen et Cha (12) suggèrent
l’utilisation d’une condensation hydraulique. Ils la trouvent moins invasive
et ses résultats prédictibles.
Le choix de la technique et délai de pose d’implant
La technique
à adopter ainsi que le délai de pose des implants vont dépendre du volume
d’os maxillaire disponible. En somme, on
peut dire que si la stabilité primaire de l’implant est garantie, la
pose peut être faite simultanément à la chirurgie d’élévation sinusale. Il
est admis qu’un minimum de 5 à mm de hauteur d’os est nécessaire pour avoir
cette stabilité (66, 70). Autrement, le délai d’attente avant la pose
d’implant après un comblement sinusien est de 4 à 9 mois.
Pour Zitzmann
70, l’abord crestal par ostéotomes ou équivalent peut être utilisé quand la
hauteur osseuse est d’au moins 6mm.
Avec les
ostéotomes le soulèvement ne peut excéder 5 à 6mm pour Rodoni (44). Alors que
par voie latérale le gain peut être beaucoup plus important.
Higginbottom
et coll. (26) soulignent que la nécessité du recours au soulèvement du plancher sinusal quand l’os
maxillaire disponible est de 6 à 8mm, se justifie par la recherche d’un
rapport implant /couronne favorable assurant pérennité pour les implants et
les restaurations implanto-portèes unitaires.
Misch (1987, fig. 14)
a défini une classification des différents choix thérapeutiques. Elle est
comme suit :
-
SA 1 : la hauteur osseuse disponible, entre le
plancher sinusal et le sommet de la crête maxillaire est supérieure ou égale
à
-
SA 2 : la hauteur osseuse disponible est entre 8 et 10mm. L’élévation de la
membrane sinusienne, de 1 à
-
SA 3 : la hauteur est entre 5 à 8mm. C’est
l’indication d’un comblement sinusien et de pose simultanée.
-
SA 4 : la hauteur est inférieure à 5mm. L’abord
doit être latéral et la pose d’implant doit être différée.
Le volume du comblement sinusien
Des études
ont essayé de déterminer le volume de greffe nécessaire à la hauteur du
soulevé de sinus décidée. La connaissance préalable, en préopératoire, de cette donnée permettrait de :
-
Sélectionner le site donneur
-
Savoir le type d’anesthésie à adopter
-
Connaitre la quantité
du substitut osseux nécessaire et son coût
-
Prévoir le traitement per et postopératoire
-
Mieux planifier l’intervention
Krennmair et
coll. (37) ont définie une méthode de mesure volumétrique intéressante. En se
basant sur les coupes tomodensitométriques de la région sinusale prévue, ils
déterminent le volume d’augmentation osseuse nécessaire en utilisant la formule :
V=distance MD
x la somme des surfaces coronales.
La distance
mésio-distale est directement mesurée sur les coupes panoramiques de l’examen
tomodensitométrique.
La surface
coronale est déduite en convertissant
les pixels (0,004mm) en mm. Le nombre de pixels d’une surface est donné par
le logiciel Photoshop. La somme dépend
du nombre des coupes millimétriques de la zone à augmenter.
Kirmeier et coll. (34) mesurent, quant à eux,
directement le volume d’os nécessaire en utilisant un logiciel « Somaris
Sienet Magic View » qui se base aussi sur les coupes
tomodensitométriques.
Si le volume
total du sinus maxillaire est approximativement autour de 15 cm3, le
comblement lui sera de 1 à 7 cm3 en fonction de la procédure et de
la longueur d’implants à mettre en place.
Uchida et
coll. (63) trouvent que pour une augmentation de 10mm, il faut une élévation
sinusienne de 1,5 cm3.
Krennmair et coll. (37) concluent que pour une hauteur de 12mm le volume nécessaire moyen est de
1,7 cm3 (0,3-3 cm3) et il faut 3,6 cm3
(0,8-5,6 cm3) pour 17mm.
Les 12 et 17mm étaient choisis pour poser respectivement, des implants des 10
et
En prenant en
considération la résorption partielle de la greffe, Uchida et coll., dans une
autre étude (62), arrivent à conclure qu’il faut au moins 5.46 cm3 pour
15-mm de soulevé et au moins 7.96 cm3 pour un soulevé de 20mm.
La réduction
du volume 6 mois après la greffe est estimée en moyenne à 26% (de 0,4 à 54,2%) par Kirmeier et coll. (34)
Wallace et
coll. (66) ont montré qu’il faut une augmentation d’au moins 13mm de hauteur
pour la pérennité du succès obtenu.
Krennmair et
coll. (37) concluent Qu’il existe une
corrélation significative (r=0,78, P<0,01) entre la hauteur de
l’augmentation sinusale et le volume d’os nécessaires :
Le volume nécessaire en cm3 x 10-1=
0,352X - 8,073.
X est la hauteur de l’augmentation x 10-1
Matériaux de comblement sinusien
La diversité
des matériaux utilisés dans les comblements sinusiens met le praticien devant
un choix très large. L’os autologue, les allogreffes, les xénogreffes et les
alloplastiques ont tous été testé et aboutit à des succès évidents. Des
combinaisons entre les différentes origines ont aussi été proposées et donné
des résultats satisfaisants.
L’Os
autologue a été le premier à être utilisé et bénéficie du plus grand recul.
Il est considéré comme étant le « golden standard » pour toutes les
régénérations osseuses. En effet il
est ostéo-conducteur, ostéo-inducteur
et ostéo-genique. (Barone 5).
Les sites
intra-buccaux donnent des quantités relativement intéressantes. La symphyse
peut donner de 3 à 6 cm3 d’os.
Le ramus, 2 à 3 cm3 (37). Une augmentation de plus de 6 cm3
nécessite l’utilisation d’un donneur extra-oral ou des substituts osseux.
Les sites
extra-oraux proposés sont: l’os pariétal, la crête iliaque, la métaphyse du
tibia, l’os zygomatique, le mur sinusal antérieur (3)
Stievano
(51), décrit la situation convenablement et dit que « si le site donneur est
intra-oral, le risque opératoire et postopératoire est réduit mais la
quantité osseuse est réduite aussi. Si le site donneur est extra-oral, la
quantité osseuse est importante et le risque de morbidité est grand
aussi ».
Certes pour
des raisons scientifiques et éthiques le gold standard est l’os autogène,
mais la nécessité d’un site donneur, la lourdeur de l’intervention et surtout
le risque de morbidité du site de prélèvement justifient le recours aux
substituts osseux et aux combinaisons.
Combinaisons des matériaux de comblement
Les combinaisons
ont pour objectif de réduire la quantité d’os autogène tout en gardant ses
avantages. La quantité ou le ratio de l’os autogène par rapport à l’os
de substitution reste largement discutée. Os autogène/xénogène ratio 1/3 ou
1/4
Aguirre-Zorzano
et coll. (2) ont testé une combinaison d’os autogène et le β-tricalcium
phosphate. Le βtcp à été mélangé avec l’os récupéré dans un filtre relié
à l’aspiration chirurgicale. Ils constatent une bonne formation osseuse,
dépassant les 30,7%.
Zsabo et coll
(58), ont comparé l’os autogène et le Bft dans une étude multicentrique. Chez
la même personne d’un coté ils mettent le Bft et dans l’autre de l’os
autogène. Ils ne trouvent aucune relation entre la nature du produit greffé
et la formation osseuse dans les sinus. Cette formation était de l’ordre de
36,47% et 38,34%.
Schwartz et
coll. (46) ont cliniquement testé le DFDBA mélangé au bio-oss ou à de l’acide
hyaluronique ou encore au mélange DFDBA /acide hyaluronique à qui ils
rajoutent du Bio-Oss ou du βtcp. L’ensemble des combinaisons ont
donné une bonne formation osseuse dans les sinus greffés.
Ils trouvent que le rajout de l’acide hyaluronique facilite la manipulation
et réduit la quantité du DFDBA nécessaire.
Gruber et
coll. (22) ont testé l’apport du facteur de croissance et de différenciation
5hGDF-5 à la βTCP. Ils concluent que cette BMP accélère la formation
osseuse, augmente sa densité et améliore le contact os-implant.
Fabbro et
coll. (17) trouvent que les substituts osseux ont une faible capacité de
régénération osseuse.
Le PRP a été
proposé en adjuvant des matériaux utilisés. Il est dit contenir une
concentration élevée de facteur de croissance. Philippart (43).
Pour
Vachiramon et coll. (64), le RPR a une capacité adhésive et hémostatique par sa richesse en fibrine ce
qui facilite la manipulation de la mixture à greffer.
Marx et coll. (40) trouvent qu’il augmente la
densité et la maturation osseuses comparés aux sites ou le RPR n’a pas été
ajouté (74% versus 55,1%)
Froum et
coll.(19) Concluent que dans les
techniques de soulevés de sinus, il n’y pas de différence significative dans
la production d’os vital ou dans l’interface os implant entre les sinus
comblés par le RPR et ceux comblés avec l’os bovin (Bio-Oss).
Boyapati et
coll. (6), dans une étude critique mettent le doigt sur la divergence
existant dans la littérature quant à l’effet du PRP. Ils présentent des
études sur l’homme et sur l’animal aboutissant à des résultats
contradictoires. Certaines reconnaissant un effet positif au PRP d’autres le
reniant complètement. Ils concluent que l’utilisation de ce produit ne peut,
à présent, être soutenue ; et
qu’il urge de mener des études cliniques contrôlées et prospectives.
Scarano (45),
dans une étude clinique menée chez 94 patients et suivie par une analyse
histologique et histomorphométrique,
ont comparé neuf biomatériaux classiquement utilisés pour combler le
sinus:
-
Os autogène
-
Demineralized Freez-Dried Bone
Allographt (LifeNet, Virginia Beach,
VA)
-
Biocoral (Inoteb, St. Gonnery,
France)
-
Bioglass
-
Fisiograft (Ghimas, Bologna, Italie)
-
PepGen P-15TM (Dentsply Friadent
Ceramed, Lakewood, CO)
-
Calcium sulfate (Surgiplaster sinus; ClassImplant,Rome
Italie)
-
Bio-Oss (Geistlich Pharma AG,
Wohlslhusen, Switzerland)
-
Hydroxyapatite. Fingranule (Fin-Ceramica, Faenza RA,
Italie)
Tous ces
produits ont été utilisés sans aucune combinaison. Sur des biopsies
effectuées 6 mois après la greffe. Les études histologiques et
histomorhométriques ont montré une formation osseuse et aucune présence
d’infiltrats inflammatoires sur tous les produits testés. Les auteurs ont
concluent que tous ces matériaux
peuvent être utilisé et que le choix de tel ou tel matériau dépendra des
préférences du praticien.
Fig. 15 et 16.
Quoi que ceci
puisse être étonnant, Chen et col. (13) confirment que l’utilisation des
matériaux n’est pas nécessaire si suffisamment de temps a été laissé à la formation
osseuse pour se faire. Ils confirment, à la suite d’un essai clinique que la
formation osseuse, sans aucun apport de matériaux peut atteindre 9mm de
hauteur. Ils attestent qu’un espace laissé vide en dessous de la membrane
sera amené à être comblé par un os néoformé. Cet os proviendrait de l’afflux
sanguin du site entre le périoste, la membrane sinusale et l’os de la fenêtre
mise à l’horizontal.
L’idée
originale vient d’une constatation faite par Linde et coll. (39) qui ont
démontré la possibilité d’une formation osseuse dans un espace laissé vide
entre le périoste et la clavaria.
Complications
Le soulevé du
plancher sinusal est une intervention, qui menée à bien, peut apporter le
bénéfice attendu. Le consensus établi par le groupe des experts (27,49) lui
reconnaissent sa sécurité et sa validité. Toutefois des complications, per et
postopératoires, peuvent avoir lieu.
Parmi les
complications qui peuvent survenir on peut avoir à faire à :
-
Un saignement abondant en per-opératoire, si une artère alvéolaire a été touchée lors du fraisage osseux. (18)
-
Une perforation de la membrane plus au moins étendue.
-
Un œdème.
-
Une sinusite aigue ou chronique (fig. 17).
Un cas de Sinusite à staphylocoque methicillin-résistant a été reporté par
Wardet coll. (68).
-
Une perturbation de la physiologie sinusale.
-
La perte de la greffe.
-
La perte des implants.
-
Une méningite ou un abcès du cerveau (64)
La
complication la plus répandu est la perforation de la membrane sinusale Elle
est observé dans 5% à 58% des cas en fonction des études (47, 31, 52, 25,
36).
Pour certains
auteurs (47, 48), la perforation de la membrane de même que les complications
postopératoires ne semblent pas affecter le taux de survie des implants.
Pour Khoury
(31) une forte corrélation existe entre la perte des implants et la
perforation de la membrane. De même que pour Chanavaz (11), Schwartz-Arad
(47) et Shlomi (48) cette complication est fortement liée aux complications
postopératoires.
La difficulté
du soulèvement de la membrane est directement
liée aux angles que font les murs osseux sinusaux et plus
particulièrement ceux formant le plancher sinusal. Plus ils sont aigus plus
le risque de perforation augmente pendant sa dissection et son déplacement
apical (14). Nous avons vu avec le même auteur que cet angle est plus aigu au
niveau des deuxièmes prémolaires qu’au niveau des deuxièmes molaires et qu’il
était encore moins aigu au niveau des premières molaires.
L’étendu
antéro-posérieur du comblement sinusal et donc de la fenêtre osseuse semblent
aussi avoir une influence sur cette complication. Pour Krennmair (36), les
soulèvements du plancher sinusal limités à une dent (première molaire)
présente plus de risque de perforation de la membrane (58%).
Hernàndez et
al. (25), pour qui la prévalence des perforations de la membrane atteint les
53,85%, distinguent les perforations de moins de 5mm, celles entre 5 et 10mm
et celles de plus que 10mm. Ils trouvent que
le taux de survie des implants posés dans les sites où de telles
perforations ont été observées et traitées est inversement corrélé au
diamètre des perforations. Ils proposent aussi de gérer les perforations en
fonction de leur étendu :
-
Simples sutures résorbables pour les perforations de
moins de 5mm avec parfois utilisation d’une membrane résorbable en collagène
-
Sutures et os lamelaire de la fenêtre combiné à une
membrane collagène résorbable pour les perforations entre 5 et 10mm
-
Sutures, membrane collagène résorbable et greffe
osseuse en bloc pour les perforations de plus de 10mm.
Concernant l’influence
du tabac, fumer est considéré être un facteur de risque d’échec pour les
greffe sinusales (27, 49). En effet la muqueuse sinusale est tapissée de
mucine, de lactoferrine et d’anticorps garantissant la stérilité du milieu.
Les patients fumeurs sont un terrain allergique et restent prédisposés aux
complications postopératoires.
Conclusion
Les études
publiées sur les techniques de soulevé du plancher sinusal permettent
d’envisager l’augmentation de volume osseux, préalable à la pose d’implants,
dans le secteur prémolaire molaire avec une prédictibilité et un pronostic
qui fondent la fiabilité de cette intervention.
La
variabilité anatomique des cavités
sinusiennes nécessite le recours à l’imagerie afin de déterminer la
morphologie en trois dimensions de la zone à combler. Ceci permettrait aussi
de prévoir le volume adéquat du matériau de comblement et de planifier
l’intervention avec plus de maîtrise.
La
délicatesse lors de l’intervention est requise pour éviter d’altérer la
membrane sinusale et prévenir la majorité des complications.
La nature du
matériau ne semble pas jouer un rôle prépondérant.
La pose
d’implant peut être immédiate si la stabilité
primaire est garantie, sinon un délai suffisant doit être observé pour
permettre la néoformation osseuse attendue.
Depuis la
description de cette technique on assiste à une large diffusion de sa
pratique avec des variantes chirurgicales qui ne cessent de s’améliorer. Des
évolutions dans ce domaine sont attendues pour en élargir la pratique et
faire bénéficier nos patients de réhabilitations prothétiques améliorant
ainsi leur confort de vie.
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|
|
Fig. 1 : Les implants sont posés
de manière à éviter le sinus maxillaire. Cas personnel, fait en 1994. |
|
Fig. 2 : (21) |
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A : paroi orbitaire d’un sinus maxillaire droit avec
1 :artère et nerf infra-orbitaire, 2 : branche pour le sac
lacrymal, 3 : branche priostée |
b : vue supérieure de la paroi postérieure du sinus
montrant la branche intra-osseuse de l’artère alvéolaire postéro-supérieure
(flèche). |
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|
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c : vue latérale de la paroi antérolatérale mettant en
évidence l’anastomose intra-osseuse des artères infra-orbitaire et alvéolaire
postéro-supérieure. |
d : vue médiale de la paroi latérale du sinus montrant la
même anastomose intra-osseuse entre l’artère infra-orbitaire et l’artère
alvéolaire postéro-supérieure. |
|
Fig.
3 : Tomographie à faisceau conique
ou Cone Beam Computed Tomography (CBCT) d’un cas personnel présentant une
coupe frontale avec deux ostiums perméables (flèches). |
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Fig. 4 : CBCT montrant une
cloison partielle au niveau sinus maxillaire gauche. |
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|
|
Fig. 5 : CBCT montrant une
cloison totale au niveau sinus maxillaire droit. |
|
Fig.
6 : abord du sinus par voie latérale. Refoulement du matériau de comblement
sous la membrane sinusienne. Le volet osseux est récliné vers le haut. Cas
personnel |
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Fig. 7 : schéma d’une coupe
frontale d’un comblement de sinus par voie latérale (3) |
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Fig.8 : Un exemple de série
d’instruments de soulevé de la membrane sinusale de taille croissante de
gauche à droite. Le quatrième instrument (flèche) sert à récupérer le
matériau de comblement et à le fouler dans la cavité sinusale. |
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Fig.
9 : CBCT d’un comblement par voie latérale (bio-oss). Les implants,
25 et 26, ont été posés 6 mois après le soulèvement du plancher sinusal.cas
personnel |
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Fig. 10 : (53) La pression négative facilite le décollement de la membrane.
Fig. 11 : Technique de Summers et quelques variantes dérivées
d’elles
Fig 11. a : Summers I : aucune pénétration instrumentale dans le sinus n’est
recherchée, la progression des ostéotomes compacte latéralement l’os du site
et pousse en hauteur le plancher sinusal.
Fig 11. b: Summers II: un greffon osseux est rajouté avant le dernier
ostéotome et poussé en hauteur avec celui-ci avant la pose de l’implant.
Fig
11. c: Summers III: un trépan est utilisé pour faire une carotte osseuse,
celle-ci est poussée par un ostéotome vers le sinus, de l’os autogène comble
l’espace laissé au niveau de la crête osseuse. L’implant est posé 6 à 8 mois
après ; 55, 53, 54, 56.
Fig 11. d : manipulation combinant ostéotomes et forêts.38
Fig. 12 : exemple d’instruments permettant de franchir et soulever le plancher sinusal. L’usage peut être fait soit par contre angle soit par clé. (Boite de MIS)
Fig. 13 : Comblement par voie crestale où les instruments de la figure 12 ont été utilisés.
Fig. 13 a : OPM Préopératoire, le site de la dent 17 est insuffisant en hauteur.
Fig. 13 b : OPM postopératoire (bio-oss) et pose d’implant immédiate au niveau de la 17. Le comblement dépasse la partie apicale de l’implant de 6mm
Fig. 13 c : OPM 8 mois plu tard, le dépassement est complètement résorbé. Cas personnel
Fig. 14 : schéma illustrant la Classification de Misch. 41
Fig. 16 a. OPM montrant un manque en hauteur dans les sites 16 et 17
Fig. 16 b. OPM postopératoire. Comblement sinusal avec Bio-Oss, par abord latéral (flèche).
Fig. 16 c. CBCT du même comblement sinusal (Bio-oss) 5 mois après.
Fig. 17: Sinusite chronique
secondaire à un comblement sinusien gauche. Notons la disparition de la
fenêtre latérale, la perte du produit de comblement et l’imperméabilité de l’ostium.
Cas reçu pour examen CBCT. |
||||||||||||||
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Summary The surgery raised floor sinus is a procedure that no longer raises questions about its effectiveness. After a reminder of the anatomical and physiological maxillary sinus, this work presents, based on a literature review, different surgical techniques proposed by the authors and their indications. The volume of residual bone at the crest maxillary will define whether sinus must be filled by side or by crystal. This work treats also the variety of materials used as well as the volume necessary to increase sinus. The nature of this material does not seem to influence the success of the intervention. The complications can occur if the integrity of the membrane was broken. Personal cases illustrate some of our remarks.
Key-words: Maxillary sinus, Dental implant, Bone grafting. |
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