Editorial

 

La grippe porcine

 

La grippe porcine est une maladie infectieuse très contagieuse dite grippe A/H1N1. Le virus résulte de phénomènes de recombinaison à partir de virus de porc, humain et aviaire, mais qui se transmet maintenant d’homme en homme. Ce virus est différent du virus H1NI de grippe saisonnière, virus d’origine humaine qui circule habituellement.

 

La maladie est déclenchée au Mexique par l’apparition du premier cas, le 18 Mars 2009 pour atteindre 600 cas et 25 décès, le 5 Mai de la même année. Le 11 Juin 2009, l’OMS déclare le niveau 6 et le premier cas est déclaré au Maroc, le 14 juin 2009.

Actuellement, la contagiosité est élevée mais la mortalité est faible (moins de 1°/°).

 

Les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 chez l’homme sont, dans la majeure partie des cas, les mêmes que ceux de la grippe  saisonnière : Fièvre > à 38°, courbatures, asthénie, et toux et /ou dyspnée. La période d’incubation peut aller jusqu’à 7 jours et les enfants sont contagieux plus longtemps.

 

Les complications de la grippe porcine sont le plus souvent dues au virus lui-même. Elles peuvent être dues à une surinfection par des bactéries touchant les voies respiratoires, mais aussi à une dissémination du virus dans d’autres organes.

 

La grippe porcine se transmet soit par voie aérienne comme toute grippe à travers le virus disséminé par la toux ou l’éternuement, soit par contact rapproché avec une personne infectée par un virus respiratoire ou encore par contact avec des objets touchés et donc contaminés par une personne malade.

 

Dans ce contexte de risque de contamination plus élevé en pratique odontologique où le contact avec les patients se fait de très prêt, il est important de considérer tous les patients comme des patients malades et de rappeler l’importance des mesures préventives.

 

Ce pendant dans notre cadre professionnel, l’application des règles d’hygiène comme pour toute maladie infectieuse, reste le premier moyen de prévention contre la transmission du virus. Ainsi l’hygiène stricte des mains et des avant bras ; le port de masque FFP2, de lunettes de protection et de gants ; la préparation du champ de travail; la gestion des déchets et la stérilisation du matériel et dispositifs de pratique constituent autant de mesures préventives simples à adopter avec rigueur et minutie.

 

Par ailleurs, il n’y a pas de vaccin contre ce nouveau virus ; la mise à disposition de la souche pour la fabrication du vaccin est en cours. Un délai prévu de plusieurs mois sera nécessaire pour que le vaccin soit disponible.

 

Il y a donc de la responsabilité de chaque membre de l’équipe soignante de continuer à lutter contre la dissémination du virus en adoptant ses mesures et en améliorant l’organisation des soins et des pratiques quotidiennes.

 

 

Pr N.MERZOUK