Intérêt de l’IRM dans le diagnostic différentiel des kystes et des tumeurs maxillaires

 

MR imagine of epithelial cysts of  the oral and maxillofacial region

 

Hisatomi and al. European Journal of radiology 48 (2003) 178-182

 

 

Les kystes maxillaires sont souvent difficiles à différentier des tumeurs odontogènes par les moyens radiologiques conventionnels.

Une étude publiée en 2003 a montré que l’IRM permet de différentier les kystes odontogènes des tumeurs odontogènes. En effet, sur l’IRM et après l’injection de Gadolinium, les kystes odontogènes présentent des bords bien visibles, alors que le contenu n’a pas de signal, par contre le contenu des tumeurs odontogènes présente un signal en T1.

De plus, au sein même des kystes maxillaires, la différence de signal émis par certains kystes lors de l’IRM, permet de poser leurs diagnostic avec certitude, c’est le cas du Kératokyste dont la lumière kystique contient une quantité importante de kératine et de cholestérol, ce qui  donne un signal intermédiaire en T1 et un signal hétérogène en T2, et du kyste naso-palatin qui présente un signal intense en T1 et en T2, en raison de la présence d’une quantité importante de kératine et de liquide.    

Ces conclusions ont été déduite d’une étude rétrospective faite par Hisatomi et al., sur un échantillon de 27 patients qui ont bénéficié d’une IRM. Le diagnostic a été posé après examen anatomopathologique après énucléation.   

 

A.Chkoura, B. Taleb, W. El wady